MYTHES EN CONSCIENCE

MYTHES EN CONSCIENCE

ARTICLES


PRENDRE SA PLACE

Pour que vous puisiez comprendre comment se déroule une séance de mytho-coaching j'ai retranscrit celle que j'ai eu dernièrement avec Sylvie. Vous verrez ainsi comment je travaille avec les mythes et ce qu'ils peuvent apporter :

 

En même temps qu’elle travaillait auprès de personnes en difficultés, Sylvie avait suivi de multiples  formations afin de devenir thérapeute. La pratique de l’accompagnement qu’elle avait développé pendant ses années de salariat, l’écoute, l’empathie, l’intelligence relationnelle dont elle faisait preuve, la réussite à l’examen final de sa formation principale et les félicitations du jury, rendaient évident qu’elle serait une très bonne thérapeute.

 

Je l’avais suivie tout au long de ce difficile travail et elle avait commencé à recevoir des patients à temps partiel. Dans la nouvelle maison qu’elle avait fait construire il y avait maintenant une pièce réservée à ses consultations et sa clientèle ne cessait d’augmenter. A tel point que vint le moment où elle pouvait commencer à envisager de cesser son activité salariée et de s’adonner totalement à sa passion.

 

Bien que tous les indicateurs fussent positifs, la peur de ne pas réussir, de ne pas mériter la réussite, de faire le mauvais choix, la peur devant tous les obstacles administratifs qui ne manqueraient pas de se dresser devant elle la ralentissait. Elle revint vers moi pour faire le point et trouver l’énergie qui pourrait la propulser dans cette nouvelle vie.

 

Le premier mythe qui vint à elle fut celui du Cheval de Troie :

sitechevaldetroie.jpg

Le Cheval de Troie intervient dans la dernière partie de l’Iliade, un récit traditionnel de la Grèce antique. Il met en scène les armées grecques et troyennes mais aussi la Belle Hélène, la plus belle femme du monde de son temps, pour qui la guerre de Troie a été déclarée.

 

La belle Hélène avait épousé Ménélas, le roi de Sparte. Elle est enlevée par Pâris, jeune prince de Troie. Ménélas appelle à lui tous les rois des alentours et ils partent assiéger de la ville.

 

Le siège de Troie dure dix ans au bout desquels la déesse Athéna inspire à Ulysse la ruse du « cheval de Troie ». Les grecs construisent un grand cheval en bois, creux à l’intérieur. Les meilleurs guerriers s’y dissimulent tandis que les armées se retirent. Etant avertis qu’il s’agit d’un cadeau pour Athéna, et malgré les réticences d’une partie des Troyens, le cheval est tiré à l’intérieur de la ville. La nuit venue, les grecs se glissent hors du cheval, ouvrent les portes de la ville, les armées grecques y pénètrent, mettent la ville à feu et à sang et récupèrent Hélène.

 

L’image que je proposais d’observer à Sylvie était une enluminure du moyen-âge. Au premier plan, à côté d’un mur en ruine se trouve le cheval sur le côté duquel une échelle est posée. On aperçoit trois hommes entièrement verts à l’intérieur. Au second plan un groupe d’hommes armés, verts eux aussi, puis des constructions, une sorte de château, une petite étendue d’eau et enfin, en arrière-plan, un mur sombre à moitié démoli donne la vue sur un pont en flammes. Cette scène de guerre inquiète en général : les soldats, le feu, les ruines, elle signe un conflit intérieur puissant ... mais pas pour Sylvie.  Le flou intentionnel donné à l’image permet toutes les interprétations.

 

Elle voit bien le cheval mais pour elle c’est un beau tapis qui se trouve sur ses flancs. Il est paisible. Elle me dit avoir envie de monter sur lui et l’échelle lui ôte toute appréhension. Au fond, elle voit un grand soleil dans l’ouverture. Il ne lui reste plus qu’à traverser l’eau, justement, elle aperçoit une barque. Tout va bien se passer, elle est sereine.

Bien que j’essaie de la pousser dans ses retranchements – elle pourrait refuser de voir en elle une inquiétude profonde – elle reste fermement assurée : les obstacles sont minimes, des aides facilitent la progression (l’échelle, la barque, le mur du fond ouvert). L’état des lieux est donc plutôt positif, Sylvie voit l’épreuve avec confiance. L’angle de vue et l’état intérieur définissent l’ampleur de l’épreuve. Elle saura tirer parti de toutes les opportunités. Il y a à faire, mais tout est sous contrôle.

 

Le Cheval de Troie est le premier mythe tiré par Sylvie, c’est un constat. Elle en est à ce moment-là de son histoire : elle va, elle doit récupérer Hélène (la part humaine et divine de Sylvie dont elle a besoin pour réaliser son objectif).

Alors qu’Hélène était mariée à un vieil homme, spartiate qui plus est -la dureté des spartiates est légendaire - elle se retrouve dans les bras d’un beau et jeune prince… Elle avait quitté la dure réalité du monde des hommes (la terre, le monde matériel, le concret) et vivait dans un monde idéal (le ciel - pour Sylvie le confort de la vie de salariée).

 

On comprend qu’Hélène puisse avoir quelques réticences à rentrer à la maison, tout comme Sylvie à monter son entreprise…

 

Mais Hélène est une demi-déesse c’est-à-dire qu’elle est habitée à la fois par les énergies du ciel et celles de la terre.  Son père n’est autre que Zeus lui-même et sa mère Léda est une mortelle. Hélène/ Sylvie va affronter la même difficulté qu’Adam et Eve chassés du Paradis : elle va s’incarner (devenir ce qu’elle est, apporter au monde sa propre lumière), ce que la Bible traduit par « vivre à la sueur de leur front » (les responsabilités de l’auto-entreprise !). Mais du travail et de l’opiniâtreté d’Adam et Eve – et de Sylvie - sur cette nouvelle terre (ce nouvel environnement) va découler tout le monde des hommes (une entreprise florissante) …  la perspective est grandiose…

 

Pour que cette incarnation, cette mission de vie de Sylvie se réalise, la totalité de sa part humaine (sa présence ici et maintenant) est au milieu des hommes ainsi que sa part divine féminine (la belle Hélène) à laquelle il est nécessaire de se reconnecter (la récupérer).

 

Je demande à Sylvie de qualifier sa part divine féminine, elle me répond : l’intuition, l’harmonie, la beauté, l’amour, la compassion, la grâce, et surtout la connexion à la Source.

 

Pour Sylvie maintenant il suffit de commencer à monter sur le cheval (commencer les démarches administratives nécessaires). Sur le cheval et non pas dans le cheval, elle prend le parti de ne pas se cacher, d’y aller à visage découvert, avec dignité et confiance et, justement une échelle est là pour l’aider … 

 

Voyons la suite.

Sylvie tire une image représentant Ulysse et les sirènes.  

siteUlysseSirène.jpg

La guerre de Troie et finie. Ulysse est de retour vers sa chère île d’Ithaque dont il est le roi, et vers Pénélope, sa femme.

Sur l’image, un homme est attaché au mat d’un navire. Ses yeux sont écarquillés tandis que les marins rament sans stress et que de belles sirènes tentent de monter sur le bateau.

 

Nous avons retenu l’image très poétique de la sirène donnée par le conte d’Andersen mais, dans le monde grec, les sirènes étaient des êtres malveillants qui attiraient les marins par leurs chants sublimes. Les bateaux se fracassaient sur les récifs et les hommes servaient de repas aux sirènes. Ulysse, connaissant le danger, se fait attacher au mat pour entendre tout de même ce magnifique chant tandis qu’il met de la cire dans les oreilles de ses marins afin qu’ils continuent à ramer sans se troubler.

 

En faisant le lien avec son histoire personnelle, Sylvie se sent dans la peau d’Ulysse. Les sirènes ce sont toutes ses angoisses liés à ce changement relayés par son entourage, ses propres scénarios catastrophes, les certitudes qu’il lui faut dépasser. Là aussi, elle constate que le bateau avancera quoi qu’il arrive et passera cette épreuve.

 

Pour employer un vocabulaire actuel, l’épisode du Cheval de Troie fait partie de la saison 1 de la série « L’Iliade et l’Odyssée », tandis que celui d’Ulysse et les sirènes fait partie de la saison 2. Ulysse y affrontera maints et maints dangers et nous n’allons pas en tenir compte dans l’histoire de Sylvie. De même, le Cheval de Troie fait partie de l’histoire d’Hélène qui va se terminer de façon dramatique à son retour (c’est une tragédie grecque !) mais cela n’a pas à avoir d’influence sur l’interprétation de Sylvie. On traite un instant du mythe, un instant qui correspond à celui de la consultante, qui est significatif pour elle. Dans l’avenir tout est possible et tout va s’agencer selon les dispositions qu’elle prendra dans l’instant présent. L’avenir proposé par le mythe n’existe pas pour Sylvie, seul est en formation celui qu’elle va tracer elle-même.

 

Un dernier mythe va lui donner toute la force nécessaire : Arjuna et Krishna :

siteArjunaKrishna.jpg

Arjuna, jeune prince destitué par une autre partie de sa famille, tente de récupérer son trône. La lutte est totalement inégale, ils sont cinquante et en face ils sont des milliers. Que ce soit d’un côté comme de l’autre, ils sont tous de la même famille. Arjuna ne se sent pas la force de se battre, il veut renoncer.

 

Krishna, un avatar (un dieu qui s’est incarné) de Vishnou, le dieu de la conservation de la Trimurti (1) hindoue, vient à lui et l’enseigne : Cette bataille doit avoir lieu, c’est le Dharma. La notion de Dharma est inconnue en Occident, elle tient à la fois de la justice, du destin et de la volonté divine. Le Dharma c’est ce qui doit être pour que le monde puisse continuer à évoluer. La présence à la tête du pays d’un roi illégitime et corrompu bloque l’avancée du plan divin. Quel que soit le prix à payer, Arjuna doit reprendre son trône.

 

Au matin Arjuna monte sur son char avec Krishna et celui-ci lui propose de le conduire pendant qu’il se battra. Arjuna remet les rênes à Krishna.

L’image représente Krishna conduisant un char très lumineux tiré par quatre chevaux fougueux. Derrière lui Arjuna tire à l’arc. Le char traverse un océan de guerriers indifférenciés qui se battent sur toute la plaine.

 

En regardant cette image on ne peut que penser à la carte « Le chariot » du tarot de Marseille mais alors que dans le tarot les chevaux semblent partir dans des directions différentes, ici on sent la puissance de la volonté qui les unit dans un même dessein.

 

Dans le mythe hindou, et ce n’est pas qu’un détail, c’est Krishna (le divin) qui conduit. Arjuna qui se morfondait dans le doute et le manque de confiance s’en est totalement remis à lui. Arjuna n’est plus dans le mental, il est passé au niveau de conscience supérieur, il s’est connecté au Grand Tout. Quoi qu’il arrive le char parviendra à destination, il est soutenu et porté par une force supérieure.

 

Il est toujours étonnant de voir qu’au sein d’une même séance les mythes se répondent, se transforment et se combinent. Nous avions tout à l’heure un cheval en bois, un objet mythologique auxiliaire sans âme, un contenant qui permet à des énergies masculines de pénétrer dans les profondeurs de l’inconscient. Il se transforme au troisième mythe en quatre chevaux fougueux mais disciplinés qui portent le dieu et son apprenti vers la victoire.

 

De même, Ulysse, de personnage secondaire dans le premier mythe, devient le principal dans le second. C’est un Ulysse d’après la guerre de Troie qui apparaît, donc après le retour de la Belle Hélène dans son royaume terrestre, la chronologie est respectée.

 

Sylvie voit le char glissant sur un autre plan, intouchable. Pour elle, c’est une femme qui le conduit et nous retrouvons la Belle Hélène, la part divine féminine. Les chevaux sont maîtrisés, le char traverse les obstacles sans frémir. « La voie est juste, c’est la voie » me dit-elle.

 

Sylvie ressort de cette séance rassérénée, elle sait maintenant que son choix est le bon et que rien ne l’arrêtera. Elle ne peut que prendre sa place, toutes ses énergies intérieures l’y poussent, c’est le Dharma.

 Florence

1)      La Trimurti est la trinité hindoue. Elle est composée de Brahma, le dieu créateur, de Vishnou le dieu de la conservation, de Shiva le dieu de la destruction.

 


14/12/2015
0 Poster un commentaire

GODZILLA ET DAESH

En cette fin d'année morose, je vais vous parler des mythes par le biais d'un sujet douloureux de l’actualité et du cinéma.

 

J’ai une petite marotte : j’analyse les films, de préférence les blockbusters. Non pas parce que ce sont de très bons films – ce sont souvent des navets- mais parce que tout y est travaillé, histoire, images, textes, pour être compris dans le monde entier. Ainsi, ils agissent comme des mythes planétaires. Je les analyse comme je le ferai d’un rêve mais prenant sa source dans l’inconscient de l’humanité.

 

Comme le Webbot (1), l’inconscient planétaire va chercher toutes les informations disponibles, il les analyse puis, quelque part, dans l’esprit d’un créateur, un « rêve planétaire » va émerger. Un rêve planétaire qui, comme nos rêves personnels, va chercher à nous aider à évoluer, à faire face, nous préparer, comprendre intérieurement ce monde qui vient à nous et cela parfois à l’inverse même de ce qui est consciemment proposé dans le film.

 godzilla_rk.jpg

Après les derniers évènements de Paris, un film que j’avais analysé en 1998 « Godzilla » m’est revenu en mémoire.

 
Godzilla est une amplification du mythe japonais du dragon
, une longue suite de « rêves », un formidable travail de l’inconscient nippon sur le sujet du monstre engendré par le nucléaire et plus généralement par la folie du monde moderne.

 

Godzilla est une sorte de lézard qui a muté version magnum à cause des radiations nucléaires. C'est tantôt un ennemi de l’homme et il veut le détruire et tantôt un « partenaire », c’est selon. Jusqu’en 1980, il était resté japonais mais ses droits ont été vendus aux américains et cela a donné lieu depuis à deux films, l’un de Roland Emmerich en 1998 et un autre de Gareth Edwards sorti en 2014.

 

Voyons maintenant la symbolique : Un reptile monstrueux (la part primitive de l’homme, l'homme qui agit de façon primitive) est revenu à la vie à cause des erreurs de la science (le mode de vie occidental).

 

En devenant américain, Godzilla s’affranchit de la quête de réparation japonaise après Hiroshima et Nagasaki et acquiert une dimension plus universelle. C’est aux USA que l’on tourne les films mais l’inconscient sur lequel l'information s'imprime est celui du monde occidental. Il devient le monstre qui veut détruire "nos valeurs, notre façon de vivre, notre civilisation" (du moins celles prônées par les USA).

 

Le scénario du film de 1998. Je vous passe tous les détails jusqu’à l’arrivée de Godzilla à New York. Evidemment, l’armée s’interpose. On s’aperçoit bientôt que Godzilla est en fait une femelle qui cherche un lieu pour pondre ses œufs. Godzilla meurt sous les bombes non sans avoir copieusement détruit New York. On trouve les œufs, ils sont détruits... sauf un…

 

Or, qu’est-ce qui inquiète, met en danger, essaye d’attaquer les USA et le monde occidental depuis ces 20 dernières années ? Ce n’est plus l’URSS comme pendant la guerre froide (qui avait vu d'ailleurs sa cohorte de film sur les monstres qui voulaient attaquer l’Amérique). Qu’est-ce qui fait peur au monde occidental maintenant si ce n’est le djihadisme barbare, violent et primitif ? (Attention, je parle bien ici d’islamisme radical, du djihadisme déshumanisé dans sa version la plus saignante et non pas de l’Islam, une très belle religion pleine de respect).

 

Un film de 1998, trois ans avant le 11 septembre 2001… notre inconscient était déjà en travail…

 

Tous les œufs ont été détruits sauf un… Une cellule dormante ?

 

En 2014, une nouvelle version de Godzilla sort sur tous les écrans de la planète. Voilà un nouveau rêve à interpréter. Il y a donc une information si importante à nous délivrer qu’elle nécessite une nouvelle superproduction pour l’amener jusqu’à nous. Le retour du monstre ? C’est sûr, mais encore…

 

mutto.jpgObservons le scénario. Les prémisses de  l’histoire sont un peu différentes : Au Japon, le nucléaire a réveillé une sorte de gros insecte qui se nourrit de radiations mais qui est resté jusqu’à présent sous terre (en gestation). Petite parenthèse sur le monstre-insecte : il a pratiquement la même symbolique que le reptile avec en plus la capacité de mettre au monde une multitude d’enfants.

 

L’insecte géant, du nom de Muto, sort de sa tanière parce qu’il a entendu un appel... et le voilà parti vers les USA. Il va y retrouver une femelle de sa race pour s’accoupler. La femelle est dix fois plus grande que lui. Malgré les efforts de l’armée, l’accouplement a lieu.

 

Al Quaïda dans les années 2000 avait un certain impact, avec Daesh on passe au niveau au-dessus. L’accouplement avec le monde occidental a eu lieu, ce ne sont pas des Syriens qui ont mené les attentats de Paris mais des Français. Et il y a une multitude d’œufs – de cellules dormantes- de par le monde…

 

On est mal. Mais voilà l’information nouvelle. Le Webbot (1) inconscient a tranché.

 

Alors que Muto et Muta détruisent le monde, un troisième monstre se réveille… et ce n’est autre que Godzilla qui va nous la jouer cette fois en mode « partenaire ». Comprenez  : Un ancien ennemi a été « retourné » et va combattre maintenant à nos côtés.

 

Godzilla fait son affaire des deux monstres et cette fois tous les oeufs sont détruits. Godzilla rentre chez lui sous les ovations du public.

 

Voyons quels sont les candidats pour endosser le personnage de Godzilla dans la vie réelle.

 

Il faut que ce soit un pays musulman qui « fait peur » ou « a fait peur » (un monstre, donc) de par son islamisme radical et/ou son expansionnisme. Nous avons la Lybie, la Syrie, l’Irak, l’Iran ou encore mais dans une moindre mesure le Qatar et l’Arabie Saoudite. Pour mener une guerre il faut un pays en bon état et assez grand pour avoir une armée conséquente. Malgré leur capacité à acheter des mercenaires, le Qatar et l’Arabie Saoudite sont des pays peu peuplés, ils ne peuvent prétendre à avoir une armée suffisamment grande et motivée. La Lybie et l’Irak sont divisées et/ou exsangue. La Syrie s’est vidée de sa population et est noyautée par Daesh.

 

Reste l’Iran. Un pays qui a connu l’intégrisme sanglant, qui commence à s’ouvrir et qui ne tient pas à y replonger. Un pays qui jouxte la Syrie, qui partage sensiblement la même culture, le même type de reliefs géographiques. Un pays motivé  (il est le prochain sur la liste de l’expansion du califat) et qui a une armée de guerriers rustiques et très bien entraînés.

 

Le problème de ces guerres, on le sait, est que l’on ne peut gagner sans combattre au sol, ou sans s'infiltrer dans les rangs ennemis. Mais personne ne veut s’y coller pour le moment. Qui va combattre au sol, au corps à corps, comme Godzilla avec Muto ? Dans le film, l’armée américaine (les pays occidentaux) sont présents mais seulement en appui : C’est Godzilla qui lutte et finit par gagner. De la cuisine interne en quelques sortes, ce sont les moins radicaux qui feront le ménage. Même message d'ailleurs dans Jurassik word : un dinosaure mutant (comme Godzilla il est perverti par la société occidentale) sème la terreur sur l'île touristique. C'est sa soeur, restée cachée jusqu'à présent qui va lui tordre le coup puis rentrer sagement.

 

Alors, l’Iran va sauver le monde ? C’est possible… à moins que l'humanité ne fasse un autre rêve...

Florence

 

1) Le Webbot est une sorte de logiciel qui visite tout l'internet et en ressort les mots les plus employés dans l'année. Cela donne lieu à un rapport qui prend curieusement la valeur de prévisions dont on a pu voir à plusieurs reprises l'exactitude.


16/12/2015
2 Poster un commentaire

LA CONSPIRATION DU HASARD

hasard.jpgPendant les séances de mytho-coaching, nous travaillons avec des images qui représentent des mythes. Les images/mythes sont tirées « au hasard » et la synchronicité est tout à fait éblouissante. Ce sont toujours les images/mythes exactes qui permettent à la personne d’exprimer ce qu’elle ressent, le comprendre et trouver la réponse ou la solution innovante.

 

Au départ, les images/mythes sont placées côté envers. Aucune analyse, réflexion, choix en connaissance de cause n’est possible. Il n’y a rien que des rectangles de papier blanc, tous semblables : aucune action du mental ne peut intervenir. On s’ouvre donc au « hasard » en laissant aller sa main là où elle le souhaite tout en restant focalisé sur son objectif.

 

Et c’est dans ce hasard-là que la justesse apparaît, inévitablement.

 

Comment expliquer cette synchronicité ? Serait-ce une anomalie boostée par une attitude spirituelle complaisante ? Je ne crois pas. Une synchronicité toujours présente, si pleine de justesse et de bienveillance ne peut pas être un « hasard », elle ne peut être qu’une norme mais qui s’appuie sur des paramètres qui échappent à notre rationalisme.

 

Une fois que le mental devient inopérant, on s’aligne sur une cohérence absolue, on s’ouvre à une grâce au service de l’évolution. Le monde extérieur se recalcule pour nous aider, nous donner une réponse. Nous entrons dans une conscience plus grande qui nous tient la main pour avancer.

 

L’année dernière j’ai fait pendant quelques jours un jeûne prânique (ni boire ni manger). Dès le troisième jour je n’avais plus faim : le simple fait de respirer me nourrissait (et c’était très bon !!)… J’étais portée… comme si  abandonner le circuit normal permettait d’accéder à une connexion protectrice, à un soutien parfait.

 

C’est bien le même principe qui est à l’œuvre.

 

Les lois connues de la physique, notre mental, sont comme une petite couche de peinture, dès qu’on la gratte on accède à un univers qui s’organise pour prendre exactement la forme qui nous est nécessaire, pour répondre à la pensée qui l’observe. Un univers qui agit en fonction de nous, pour nous, comme si nous étions le seul être sur lequel il doit veiller. Un univers totalement cohérent et bienveillant qui conspire à notre évolution.

 

Finalement, arriver à faire un choix juste et adapté après avoir bien réfléchi et analysé, pesé le pour et le contre serait vraiment le plus grand des hasards…

 

 

Florence


02/02/2016
0 Poster un commentaire

LES PASSAGES DIFFICILES

On a tous eu des moments difficiles, des passages qu'on aimeraient oublier. La question est : comment gérer au mieux cette épreuve ?, comment s'en sortir au plus vite ?, quelle est la bonne attitude à avoir ?. C'est selon. Tout d'abord il faut comprendre de quelle épreuve il s'agit. En voici trois.

 

hades perséphone.jpgHADES / PERSEPHONE : Le travail intérieur

Dans la mythologie grecque, Hadès est à la fois le royaume souterrain où se trouvent les morts et le dieu qui y règne. Hadès garde jalousement son royaume et ne n‘en laisse sortir personne. Pour trouver femme, il enlève Perséphone, fille de Déméter, la Terre-Mère, déesse des moissons.

 

Déméter cherche sa fille de longs mois au cours desquels la terre est à l’agonie car la déesse n’accomplit pas sa fonction. Lorsqu’elle découvre que sa fille vit aux enfers, elle va plaider sa cause auprès de Zeus. Ne pouvant mécontenter son frère, Hadès, mais pour que la Terre retrouve son équilibre, il accorde à Déméter  que sa fille lui soit rendue pendant six mois de l’année. Les six mois restant, elle retourne sous terre avec son mari. Les six mois pendant lesquels Perséphone est auprès de sa mère, la nature renaît.

 

Les moments où on a l'impression d'être en stand by, dans le vide, quand on ne comprend pas ce que la vie attend de nous est souvent le signe d'Hadès. En fait, l’aspect vital féminin de l’être est descendu dans les profondeurs. Un sentiment de vide s’est installé aussi bien à l’extérieur : rien n’avance, tout s’est raréfié ; qu’à l’intérieur : aucun projet ne nous anime, tout semble vain, notre pouvoir personnel semble s’être retiré.

 

On ne peut vivre bien cette période que si l’on en comprend l’utilité. Cette situation demande un changement d’angle de vue : il n’y a pas de vide mais un temps de repos, d’attente, un état de  latence. Le mental doit céder la place, non pas pour monter en vibration mais pour permettre à des « processus mécaniques d’équilibrage » de faire leur travail en-deçà de la conscience afin que la vie puisse, à terme, se renouveler.

 

Seul l’émotionnel, reste en lien et indique par ses mouvements internes, les fluctuations du travail intérieur. L’acceptation, la confiance, la patience sont préférables à de l’impatience, de la dépression ou encore de la colère. Dès que ce travail sera terminé, travail sur lequel vous n’avez pas de prise, le principe vital féminin refera surface, ressourcé, grandi et prêt à repartir, construire, aimer, vivre pleinement.

 

cerbere.jpg
CERBERE : rencontrer le gardien du seuil

La tradition grecque attribue le plus souvent trois têtes au chien gardien des enfers et quelques fois des milliers. Pour ma part, il me semble plutôt qu’il en a quatre, une pour chaque direction, et il voit tout -d'où cette idée qu'il en a des milliers. Ce "monstre" est placé à l'entrée des enfers, mais il s'agit des enfers grecs et non de l’enfer chrétien. L'enfer grec est le lieu souterrain ou descendent les hommes -les bons comme les mauvais- une fois que la vie les a quittée. 

 

C'est une petite partie de ce que les chamans appellent le "monde souterrain" et dans lequel ils voyagent. C'est un lieu d'ennui et de tristesse où les âmes errent, mais non un lieu de souffrance et d'expiation où vont les "méchants", comme l'enfer chrétien.

 

C'est un lieu aussi où les vivants (très motivés !) peuvent se rendre et pour cela ils doivent eux aussi passer d'abord devant Cerbère. Sa fonction de gardien l'amène à recevoir ceux qui quittent le monde des vivants pour entrer dans celui des morts, les grecs plaçaient un gâteau de miel dans les tombeaux pour que leur disparu puisse amadouer Cerbère.

 

Derrière Cerbère se trouve ce qui en nous est considéré comme mort ou encore la partie de nous qui ne vit presque pas, que l'on pense enfouie à jamais, mourante, prisonnière de notre enfer personnel - mais nous savons que rien ne meurt jamais- ou enfouie comme la meilleure partie se soi, son paradis, et en cela Cerbère reprend la thématique du Dragon qui garde le trésor.

 

Bien que son aspect soit effrayant, Cerbère n'est pas sujet aux émotions. Il n'a ni haine, ni colère, pas d’états d’âme, il fait simplement le travail qu'il doit faire : garder le seuil.

 

Sa présence indique qu'une partie de soi cachée depuis longtemps demande à retrouver le chemin de la vie et à se réunir à l'être. Il y a lieu d'approfondir de quoi il s'agit exactement et, si nécessaire, de travailler sur les éléments négatifs qui l'ont conduits là.

 

Lors d'une descente aux enfers on peut se faire accompagner par un autre archétype.

 

enfer.jpgENFER : la purification

L’enfer Chrétien est un lieu de punition, de solitude et de souffrance physique, psychique et émotionnelle où vont, après leur mort, les âmes de ceux qui ont commis des crimes durant leur vie. A l’entrée de l’enfer ils sont jugés puis sont, soit renvoyés sur terre sous une forme appropriée à leurs fautes passées, soit condamnés à être tourmentés par des démons et à méditer sans fin sur leurs méfaits.

 

La vie nous délivre constamment des messages afin de nous permettre d’avancer le plus aisément possible et le plus vite. Mais, les expériences passées et les peurs qui en découlent ainsi que notre ego nous amènent à nous voiler la face et à partir avec opiniâtreté sur une mauvaise voie. Les messages se font alors de plus en plus insistants. Cela est dit et redit mais nous n’entendons pas, nous ne voyons pas… La vie rebondit et redistribue les cartes afin de nous permettre de saisir la situation sous un autre angle et nous nous entêtons. La vie se resserre alors jusqu’à un goulot d’étranglement : maladie, accident, manque, perte, jusqu’à ce que nous comprenions et que nous acceptions de passer l’épreuve.

 

Ce contenu apparaît maintenant pour être résolu et transformé : purifié. Le plus souvent, c’est le temps qui fait ce travail de purification. Pour accélérer ce travail, il convient de ne pas se laisser piéger dans un cercle vicieux : La peur appelle la peur, la peur crée la victime et la victime le bourreau.

 

La souffrance que l’on peut éprouver est induite par les sentiments négatifs que l’on nourrit  envers soi-même et le monde ainsi que par la résistance à l’événement. La souffrance est un maître tyrannique mais c'est le dernier recours de la vie pour nous faire évoluer.

 

Ne pas s'opposer, ne pas fuir, ne pas se comporter en victime, ne pas se voiler la face sont les meilleures attitudes à adopter. Et surtout observer le miroir que notre monde nous tend, en prendre conscience et faire le choix de la libération.  

Une période de purification est une période de transition nécessaire, durant laquelle les mémoires de souffrance, d’échec, de traumatisme vont peu à peu être transmutées.

 Florence

 


08/03/2016
0 Poster un commentaire

LE FROID EST UN JUGEMENT

froid.jpgJ’habite dans une maison qui n’est pas tout à fait terminée. Nous n’avons pas encore de salle de bains à l’intérieur mais juste une douche d’appoint dans le garage. Inutile de vous dire que ces derniers temps avec -6° le moment de la toilette aurait pu être un peu, comment dire… sportif.

 

Je suis partie du principe que si je pense que le froid est une expérience difficile c’est parce que je la juge comme désagréable, inconfortable –on a maintenant tellement l’habitude du confort !. Si je ne la juge pas elle reste tout simplement ce qu’elle est : une expérience du corps comme une autre. Un ensemble de sensations, de contacts de l’air sur ma peau et de réactions qui ne m’amènent aucun stress. Je l’observe : elle est, un point c’est tout.

 

J’aurais pu en rester là mais je suis allée plus loin : j’ai changé ma façon d’appréhender mon jugement sur le froid… : Le contact de l’air sur ma peau est une caresse bienveillante de Mère Nature, un enveloppement affectueux.

 

La douche à -6° sans allumer le petit radiateur d’appoint est maintenant un grand moment de ma journée, un moment d’amour et de fusion avec le grand tout. Et ça marche !!! Je ressors de là joyeuse et reboostée, dans un état de plénitude et de confiance dans la vie.

Florence


03/12/2015
0 Poster un commentaire

DEMANDER A DIEU

Pour les déçus de la loi de l'attraction, j'ai fait une petite méditation guidée :

 

https://www.youtube.com/watch?v=eO-uG8PnVx4

 

 


03/12/2015
0 Poster un commentaire

DIEU LE PERE 1/3 père et Père

Nous allons explorer aujourd'hui un Archétype fondamental à l’origine de la formation de l’être : Dieu le Père et qui est avec l’Archétype Dieu la Mère l’un des plus fondamentaux et des plus profondément ancré en nous. Un Père Céleste dont les attributs se fondent avec ceux de notre père biologique.

 

46.jpgAu commencement était le père. Les relations que nous avons avec le monde extérieur, notre attitude en tant que père, le père en nous et, si l’on y est ouvert, la relation que nous entretenons avec l’aspect du divin « Dieu le Père » reflètent les modèles de comportements que notre père nous a transmis (et imposés), que ce soit en les reproduisant à l’identique ou au contraire en réagissant à l’inverse.

 

L’Archétype Dieu le Père, (avec l’Archétype Dieu la Mère) régissent tout ce qui vient à nous – ils sont les pourvoyeurs de tout, comme l’était notre père et notre mère dans notre enfance. Selon les empreintes que notre père et notre mère biologique ont laissé en nous, le message que nous allons envoyer au monde extérieur et la réponse que le monde extérieur va nous renvoyer sera très différent. Cela va programmer une vaste gamme d’expériences de vie qui vont de l’ensemble chaotique d’obstacles, de manques et de souffrances à une vie équilibrée et harmonieuse.

 

Le père et le Père sont indissolublement liésAinsi, on pourra dire « Dis-moi quelle est ta relation avec ton père et je te dirai comment tu prends (ou pas) ta place dans le monde, comment tu vis le pouvoir, l’autorité, la loi,  l’action, certains aspects de ta relation avec l’argent, etc.. » ou encore « Dis-moi quelle est ta relation avec Dieu le Père et je te dirai comment tu prends (ou pas) ta place dans le monde, comment tu vis le pouvoir, l’autorité, la loi,  l’action, certains aspects de ta relation avec l’argent, etc.. ».

 

Prenons des renseignements sur Dieu le Père  A l’inverse des sociétés préhistoriques qui vénéraient Dieu la Mère au travers de représentations de la fécondité, c’est Dieu le Père, l’aspect Yang, masculin du divin qui a pris toute la place dans les sociétés modernes (depuis 6000 ans au moins !).

Dieu le Père est une des faces de la personnalité divine que la Bible nous dépeint comme étant au-dessus de toutes en sagesse, en puissance, en amour, en miséricorde et en justice. C’est lui que l’art  représente sous la forme d’un homme âgé, barbu, assis sur un trône.

 

Dieu le Père est un être personnel, il dialogue, il fait des alliances, il donne des ordres, il s’engage, il tranche, il aime. Dans le Judaïsme, certains attributs de Yahweh sont liés à la paternité : il est le père de la création, du peuple d’Israël et en tant que tel, il éduque son peuple. Pour les chrétiens, à travers le dogme de la Trinité, le concept de Dieu le Père a pris peu à peu forme.

 

Deux aspects qui semblent antagonistes : Dieu le Père se partage en deux aspects principaux : l’Autorité du Père – l’aspect qui prévaut par exemple dans le Judaïsme et l’Ancien Testament et l’Amour du Père, l’aspect qui prévaut par exemple dans le Nouveau Testament des chrétiens.  

 

Avez-vous mal à votre père/Père ? Le père/Dieu le Père recouvre la relation avec l’esprit, l’invisible, l’immatériel, l’abstrait mais c’est aussi celui qui permet par sa reconnaissance et par l’intégration de son autorité en soi de passer à l’action, de prendre sa vie en main, de prendre sa place dans le monde.

Le manque d’argent pour réaliser ses projets, le manque de confiance en soi, d’initiative, du mal à s’établir, pérenniser, à sentir que l’on a le droit, que l’on « mérite » sont souvent le signe d’une défaillance du père et donc d’un mythe personnel négatif vis-à-vis du Père. Cela rejaillira sur les relations que l’on entretient avec les hommes, provoquera une méfiance envers le masculin en général -voire son éviction de la sphère personnelle- mais aussi une défiance envers les valeurs qui lui sont propres (rigueur, structure, action, autorité, pouvoir, légalité, puissance, etc..)

 

Au niveau physique et énergétique, les difficultés de relation avec le père/Père produisent toute la gamme des désordres et maladies liés à la fermeture du 7ème chakra, comma la tension, les maux de tête, les problèmes au cerveau - cerveau gauche : l'Autorité du Père, cerveau droit : l'Amour du Père.

 

Que ce soit au niveau du père ou du Père, la plupart des gens fonctionnent en ne se référant qu’à un seul aspect (l’autorité ou l’amour), s’en nourrissant ou le rejetant, mais c’est unis en un seul être ou un seul Archétype que ces deux aspects deviennent totalement opérants.

 

Nous verrons la semaine prochaine son premier aspect, l'Autorité du Père, le plus difficile à comprendre et à intégrer.

 

Florence

 


16/11/2015
0 Poster un commentaire

DIEU LE PERE 2/3 L'autorité du Père

Nous allons commencer par nous intéresser à l’un de ses deux aspects : l’Autorité. Un aspect difficile, surtout à notre époque où l’autorité masculine n’a plus le vent en poupe - c’est peu de le dire !

 

Dieu autorité.jpgL’Autorité du Père 

L’autorité du Père c’est « Adonaï », « Le Seigneur », un aspect de Yahvé « Celui qui est ». C’est à lui que l’on s’adresse avec respect en disant « Seigneur… », c’est lui qu’on « honore » et à qui l’on obéit sans broncher ( !). C’est le Dieu devant qui Moïse se prosterne  et « qui ne tient pas le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ». En psychologie on dirait que c’est le père et non le papa. Au niveau énergétique il se manifeste par la couleur bleu profond.

 

Nous voilà confrontés en tout premier lieu à l’Autorité divine, masculine, pure et dure, devant laquelle il n’y a pas de recours, pas de négociation. Cette autorité divine met face à la relation à l’autorité : est-elle vécue comme juste ou injuste ? et, en dehors de toute considération personnelle, est-elle juste ou injuste ? L’autorité amène-t-elle un enseignement ? et à la difficulté à se plier, se soumettre ou au contraire face à un réflexe conditionné de soumission : Pourquoi toute marque d’autorité semble indélébile ?.

L’autorité sert-elle à guider et protéger dans un but d’évolution ou sert-elle à asservir l’autre pour magnifier l’égo de celui qui en est investi ? Où est l’égo ? chez celui qui détient l’autorité ou chez celui qui y est soumis ? La soumission émane-t-elle d’un manque de confiance en soi, d’un manque d’affirmation de soi ou est-elle accordée avec confiance envers ce qui est plus grand, plus avancé sur le chemin ?

 

Sa bénédiction offre le pouvoir et la puissance, le pouvoir sur la lumière mais aussi sur l’ombre, une ombre à laquelle il est particulièrement difficile de résister, les hommes de pouvoir en savent quelque chose ! Dans la Bible, l’Autorité du Père donne au Roi Salomon ses pouvoirs, notamment sur les démons afin qu’ils l’aident à construire le Temple de Jérusalem. C’est l’Autorité du Père qui tranche et agit  à travers l’Archange Mikaël, son « bras armé ». C’est par délégation de cette autorité que les exorcistes exorcisent et que les guérisseurs des campagnes et les barreurs de feu officient à travers leurs formules consacrées.

 

Le pouvoir n’est pas un concept abstrait, c’est la capacité à faire agir les choses. Tout ce qui est a un mode d’emploi (un sens) et un pouvoir. Tant que nous n’avons pas accès à ce pouvoir nous ne pouvons pas imprimer notre volonté sur ce qui est (c’est notre libre arbitre). Sans pouvoir, nous en restons au sens des choses. Prenons par exemple le symbole Yin Yang. Nous pouvons pendant des heures discuter du sens de ce symbole, méditer dessus, le comprendre et nous en resterons là. Mais ce symbole a aussi un pouvoir. Si nous avons accès à son pouvoir, ce symbole va agir sur nous et équilibrer nos aspects féminin et masculin.

 

Quant au jugement divin dont on parle beaucoup dans la Bible « chacun répondra pour son propre compte », « Son jugement sera précis : il tiendra chacun responsable pour ce qu’il aura dit et fait » ; « Son jugement sera universel : toutes les nations seront réunies devant lui », il émane aussi de cet aspect en ce qu’il est avant tout la Loi, celle qu’on ne peut pas ne pas respecter et qui est très loin dans ses modalités et dans ses buts de celle des hommes.

 

L’autorité du père doit être donnée et reçue dans une juste mesure sinon elle ferme à son autre aspect : l’amour du père. L’Autorité du Père doit être vécue dans l’abandon et la confiance sinon elle bloque l’Amour du Père et ses attributs : la protection, le pardon et surtout la reconnaissance.

 

Si l’autorité du père biologique est défaillante ou pervertie, s’en remettre à l’Autorité de Dieu le Père, actionne les mêmes leviers dans l’inconscient et construit l’être de la même façon que si l’autorité du père était juste est bienveillante. Et c’est là tout l’intérêt du travail avec les Archétypes : au lieu de travailler là où ça fait mal, dans le sac de nœuds douloureux de la relation avec le père (par exemple), on se déplace sur un terrain neutre – et bienveillant-  celui des Archétypes. « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » :  L’image que l’on a de l’Archétype et la relation que l’on entretient – ou pas – avec lui définit la relation que l’on a avec tous ses attributs. Choisir de travailler directement avec l’Archétype c’est donner à l’être tout entier le message parfait et, par effet miroir, rééquilibrer notre relation avec sa représentation humaine.

 

S’en remettre à l’Autorité du Père, lui faire allégeance… j’entends d’ici grogner les féministes mais je leur rappelle qu’en tout premier lieu les Archétypes sont des forces internes. Ne pas reconnaître le Père en elles c’est se priver de la possibilité de faire agir ce qui est...

 

Pour la troisième partie nous aborderons la semaine prochaine le deuxième attribut de Dieu le Père : l’Amour.

Florence

 


16/11/2015
0 Poster un commentaire